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 Sunday morning rain is falling. [FREE]

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MessageSujet: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Dim 19 Avr - 5:03

Samedi pourrit, personne avec qui jouer. Nuit désagréable, gorgée de cauchemars tous plus cons les uns que les autres. Après s'être levée, Iris se disait que la seule personne à avoir prit du bon temps devait être Kiara. Ne se nourrissait-il pas de mauvais rêves ? Elle l'avait entendu un jour, ou une nuit, elle ne sait plus. Ce qu'elle savait, c'est que tant qu'ils partageraient cette minuscule - selon elle - chambre à quatre, le baku aurait très souvent l'occasion de se régaler des songes si désagréables de la harpie. Ce matin là en quittant la chambre, les jumeaux Hopper-Rose n'étaient pas là, et la jeune fille aux longs cheveux noirs dormait d'un sommeil profond. Elle traîna sur le campus une heure ou deux, peut-être quatre, si ce n'est pas cinq. L'ennuie lui faisait perdre la notion du temps. Aussi, cette pluie incessante ne faisait qu'aggraver son humeur déjà trop basse. La rouquine, qui à l'habitude souriait de tous ses crocs en se dandinant dans tous les couloirs de Mahora, faisait la moue. Parfaitement, un V retourné ornait son visage rondouillard et sur ses joues ruisselaient quelques gouttes tombées de ses épis orangés. Les rares élèves qu'elle croisait, car comparé au chiffre total des étudiants de cette école, bien peu restaient le weekend, ne pouvaient s'empêcher de baisser la tête vers ce petit machin qui déambulait sans savoir où aller. Se laissant guider par les mouvements de sa mèche rebelle, à droite, à gauche, tout droit... Soudain elle s'arrêta, la tête relevée. Immobile, elle fixa le panneau indiquant la salle de musique pendant une bonne poignée de minute.

* Ça commence à faire longtemps... *

Le chuintement de ses botte trempée et boueuse sur le sol si propre du lycée. Le bruit d'une porte coulissante qui s'ouvre et se referme tranquillement. Et la mèche au sommet de son crane se mit à remuer. La salle de musique était sans doute comme toutes les salles de musiques, du moins, elle était identique à celle du collège. Sur sa gauche, les sièges et bancs des élèves. Sur sa droite, l'estrade où se situait la place du professeur et un grand piano vernit. Il y avait d'autres instruments, mais Iris ne les voyait pas, ils n'avaient aucun intérêt à ses yeux. Pour le plus grand plaisir de ceux qui aimait sa face de petit singe, le V de ses lèvre se retourna alors qu'elle retirait son kawe. Le jetant grossièrement sur l'un des pupitre, des gouttelettes giclèrent sur le mur et la porte sans qu'elle ne s'en soucie. Dénouant ses lacets, il ne fallut que quelques secondes avant que ses bottes ne s'envolent pour retomber sur l'estrade. Rajustant l'une des bretelles de sa salopette qui avait glissée avec le geste, elle posa son royal postérieur sur le banc deux fois trop large pour elle, du dit piano.

- Hmm, ça faisait pin pon pin pin pon...

En vérité, la petite rouquine n'avait jamais apprit à lire une partition, et les notes de musiques n'étaient rien de plus pour elle, que de jolis dessins. Elle se reposait entièrement sur sa mémoire auditive, surdéveloppée par rapport à celle des humains. Être un monstre lui valait parfois quelques avantages. De pin en pon, elle laissa ses doigts aller ça et là sur les touches d'ivoires. Une mélodie enfantine et plutôt lente se rependit dans la salle, résonnant dans le couloir, s'étendant jusqu'à l'escalier. Alors qu'elle jouait, le bout de sa langue avait littéralement jailli d'entre ses quenottes, signe d'une certaine passion pour ce qu'elle était en train de faire. La Reine avait déjà travailler de plus beau morceaux, rien à voir avec cette comptine simplette, mais à la regarder s'appliquer cette mélodie semblait bien plus importante que la Rêverie de Debussy. Et au moment où elle releva les mains bien haut au-dessus de son crane, elle fut surprise par la puissance du silence qui vint reprendre possession de la pièce. Un peu comme une claque, à l'intérieur, si bien que, sans baisser les bras, elle glissa du banc et se retrouva joue au sol. Seul son pied dans sa chaussette gigota faiblement, comme la patte arrière d'un chien allongé sur le dos, réclamant que lui gratte le vendre. Étalée là, les yeux en grains de riz, elle écouta le silence. Suffisament longtemps pour capter le plic plic de la pluie à la fenêtre. Et les bruit de pas, derrière la porte. Ils étaient encore loin pourtant, à en juger par le son, dans les escalier peut-être. Prise d'une drôle de furie, la rouquine fronça les sourcils et souffla des narines. En un bon, elle était debout, poings sur les hanches. Ses yeux en spirales balayèrent le sol, les murs, le plafond d'un regard faussement sérieux. Et après un coup d'œil de droite à gauche, elle se dressa sur la pointe de ses pieds et bondit. Tombant lourdement de fesses sur le piano. L'instrument se referma sur le coup, dans un bruit sourd, puissant et surtout, désagréable.

- Kaboum ~ Pardon mec, j'espère que j't'ai pas cassé.
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Dim 19 Avr - 6:52

Ramune-SE-N-SEI marchait seul. WHOA, seul. Ouais, chose étonnante, ce jour-là, il n'était pas flanqué de Calpis qui en temps normal se serait baladé avec lui. Pourtant c'était dimanche, et d'habitude, ces deux-là n'étaient séparés que durant le temps où ils faisaient cours à des élèves. Faire cours... C'était plutôt sympa, en fin de compte. Ramune n'avait enseigné qu'à peu de classes, mais déjà il ressentait une drôle de sensation générée par son rôle magistral : il se sentait supérieur, Détenteur du Savoir Universel —du moins du Savoir de l'Anglais—, les élèves l'écoutaient à moins de se foutre de sa gueule, ce qu'ils faisaient aussi, mais il feignait de ne pas voir. Ce qui importait, c'était que ça le faisait monter lui-même dans sa propre estime, et ça, c'était cool, vraiment cool. Oui, Ramune avait un aspect un peu égocentrique par moments, ce que Calpis n'avait pas, et c'était assez peu à son honneur par rapport à son ami, mais il s'en moquait.

*Ha~... C'est calme, sans lui. Ne plus l'entendre geindre pendant un instant, c'est un vrai bonheur.*

Il faut croire que Ramune s'était débarrassé de Calpis d'une manière plutôt cruelle, par moyens détournés, et que s'il marchait seul c'était tout simplement qu'il en avait marre de voir quelqu'un collé à ses basques. Mais ça encore, c'était de l'égoïsme. Parce que Calpis, qui était peut-être un peu plus paumé dans cette école que lui, et qui disait même parfois avoir peur de cet endroit, était probablement en train de le chercher désespérément quelque part, comme un enfant cherche sa mère, et pire encore, pensait vraisemblablement que Ramune s'était paumé, qu'il le cherchait aussi. Pauvre Calpis... Des clous! Ramune ne le cherchait pas, il le fuyait au contraire. Oh, il n'éprouvait pas spécialement d'antipathie pour Calpis, mais il avait eu envie, à ce moment-là, de se débarrasser de lui, par caprice, juste histoire de se ballader un peu tout seul...

Et donc, il se balladait tout seul. Dans des couloirs qu'il ne connaissait pas ou si peu... En fait, il n'avait pas de but précis que de marcher un peu, de traîner ses grandes guiboles, en intérieur c'était mieux, par un tel jour de pluie. Ni Calpis ni lui n'avaient prévu de parapluie, d'ailleurs. Or, il avait été attiré par un son. Le son d'un piano, pour ainsi dire. Un piano qui jouait une petit mélodie, oh, une mélodie simple, mais c'était tout de même agréable, d'entendre un piano. Alors Ramune avait suivi le son, paf, les grandes guiboles à l'ouvrage, marchez au pas. Ça l'avait mené jusqu'à une salle de musique... Rien d'étonnant, va. Ramune avait souri en levant les yeux au ciel. Quel idiot il était. Une salle de musique, évidemment... Mais qui pouvait bien jouer ainsi un dimanche? Alors que Ramune continuait de marcher dans le couloir à tout hasard en tendant l'oreille, il avait soudain, lui aussi, était surpris par le silence auquel la mélodie avait cédé place, et puis, finalement, ce même silence se retrouva brisé par un autre son, bien moins agréable, celui-là, un piano qui se fermait, et violemment avec ça. Trop violemment pour que ce soit laissé à passer comme ça... Quoi, 'faut faire gaffe, c'est un PIANO, c'est pas un jouet, surtout un piano qui appartient à l'école! Oui, il y avait de ça, et il y avait aussi le fait que Calpis jouait du piano, lui aussi, un des nombreux trucs qu'il savait faire sans qu'on comprenne comment il avait pu les apprendre. C'était que Calpis et Ramune avaient vécu... Avec tout leur petit bazar de vie, peut-être bien qu'ils avaient fait jusqu'au tour du monde, et qu'ils avaient vu leurs noms déclinés à toutes les sauces. Seule leur longue période en Afrique, à peu près aussi longue que la vie de Tamao jusqu'à présent, avait constitué une véritable pause dans leur vie. Et voilà qu'ils changeaient de nouveau... 'Fallait croire qu'ils étaient habitués à ces rythmes-là. En fait, ils étaient habitués à tout, ces deux-là, ou alors habitués à rien, en tout cas ils avaient tout fait et pouvaient encore tout faire. Bien qu'ils soient complètement idiots.

Bref, Ramune avait froncé les sourcils, et avait ouvert la porte assez violemment. Il en faisait toute la hauteur, de cette porte, alors que Calpis en aurait rempli tout l'encadrement. Chacun ses entrées. Lui, il avait une entrée de grand laid, à la dégaine tellement étrange que son comique pourrait faire rire certains, les sourcils froncés, l'air énervé comme souvent quand il parlait à Calpis, un peu tordu sur le côté pour pouvoir passer par la porte sans se cogner, et un poing appuyé contre la hanche, tandis que son autre bras repoussait encore la porte sur le côté.


Hoy! C'est comme ça que tu respectes un piano, toi?--"

Ah, le tutoiement était justifié. C'était une jeune fille qui se trouvait là, assise sur le piano. Une étrange petite rousse, vraisemblablement une élève, qui portait bottes et salopette, aux allures déjà d'une fille souple, allez savoir pourquoi il avait eu cette impression-là, souple, c'est tout. Souple comme un animal, et "pas comme les autres", si tant est qu'on puisse être "comme les autres", dans la vie. Ramune s'efforçait depuis toujours d'être gentil avec les enfants ou les "jeunes", et d'autant plus maintenant qu'il était professeur. Même si finalement, la bonhomie de Calpis semblait mieux marcher que les efforts qu'il fournissait. Ça le frustrait parfois un peu, mais après tout, il n'y avait pas à tortiller, Ramune était Ramune, Calpis était Calpis, et ils étaient différents. Bref, surpris encore par l'allure de cette jeune fille, ainsi que sa position sur le piano, il ne sut trop que dire. Étaient-ce des manières de s'asseoir? Et ces bottes avaient dû tout dégueulasser par terre... Oh bon sang... Avait-elle même le droit d'être ici? Évitant de s'étouffer à des questions toujours acariâtres, il lâcha simplement une phrase maladroite, qui semblait évidente.

Ah... C'est... C'est donc toi, qui jouait.

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MessageSujet: Re: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Lun 20 Avr - 4:23

Le week-end. Que faire, un week-end ? La plupart des élèves seraient rentrés chez eux, trop pressés de revoir leurs familles respectives ... D'autres se seraient livrés à toutes sortes d'activités amusantes, malgré le temps, avec leurs amis. Et Matsurika, que faisait-elle dans tout ça ? Pas grand chose. Elle s'était ce matin même enfermée dans sa chambre, à lire et relire des leçons auxquelles elle ne comprennait rien. Les études ? Pff, pas son truc. Mais il fallait bien qu'elle s'avance un peu si elle ne voulait pas être cataloguée comme une déliquante. Mais bon, le week-end, c'est fait pour oublier une semaine de labeur, donc pas besoin de s'éterniser sur ses devoirs. Plutôt sortir, mais avec le temps pourri, et en solitaire, ça ne serait pas très amusant. Alors, faire un peu de guitare. Dans la salle de musique. Pourquoi là-bas ? Car elle pourrait être sûre qu'un de ces pots de colle des chambres voisines qui s'emmerdaient autant qu'elle ne viendraient pas la saouler sous prétexte qu'elle jouait un peu trop fort. Et la salle de musique était déserte, le week-end, à l'accoutumée.

Vêtue d'une robe violette à multiples jupons blancs, ornés d'agréments en tout genre, ce qui lui donnait un air sweet lolita, et de bottes de pluie de la même couleur, nettement moins agréables à regarder, et la guitare sur le dos, voilà que Matsurika se dirigeait vers la salle. son éternelle sucette à la bouche. Alors, elle entendit un bruit. Agréable et reposant, tant et si bien qu'elle s'arrêta quelques instants pour l'écouter. Puis ce fut le silence complet. Pressée de savori qui avait si merveilleusement bien joué, elle se hâta dans les couloirs à rejoindre la salle de musique, d'où le bruit provenait. Le couinement de ses bottes de pluies sur le sol, le froissement de ses jupons, s'accentuaient de plus en plus, quand enfin elle arriva devant la salle.

Il s'y tenait un homme, sûrement un professeur d'où sa carrure qui ne pouvait appartenir à celle d'un élève. Il venait visiblement d'arriver, donc ce ne pouvait pas être lui, l'auteur de cette mélodie. Plutôt la jeune fille d'étrange allure qui se tenait aussi dans la salle.

Hoy! C'est comme ça que tu respectes un piano, toi?--"

N'osant intervenir, Matsurika se contenta d'observer la manière dont la fille allait se justifier, lorsqu'il enchaîna par un :

Ah... C'est... C'est donc toi, qui jouait.

Visiblement, le professeur semblait déconcerté. La connaissait-il donc ? Posant sa guitare qui commençait à peser au sol, Matsurika se contenta de lâcher simplement :

« Oï. J'étais venue ici pour jouer. Je dérange ? »

Sans attendre la réponse, elle se retourna vers l'inconnue et brandit son pouce de manière à lui montrer que ce qu'elle avait joué lui avait vraiment plu.

« Hey, géniale, la musique. »
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Lun 20 Avr - 14:49

Boh...

Ramune s'était retourné de nouveau en entendant une voix dans son dos. La rouquine n'avait toujours pas répondu... Non, c'était quelqu'un d'autre qui était rentré. Tiens, une autre élève apparemment. Et accessoirement, une petite poupée. Oui, parce que c'était vraiment l'impression que Ramune avait eu à l'instant, une petite poupée. Elle en avait vraiment le look, et c'était l'impression qu'elle donnait. Autant cette fille rousse et souple avait presque l'air d'un garçon manqué dans son genre, autant celle-là semblait plutôt, du moins physiquement, être la féminité même, jolie comme un coeur dans sa robe et ses jupons, avec sa sucette dans la bouche, qui la faisait ressembler à une enfant espiègle. On rencontrait peu d'élèves dans cette tenue par ici. Mais après tout c'était dimanche ; à la différence des jours de cours, chacun s'habillait comme il voulait.

Passée la surprise de voir cette petite poupée débarquer, il ne songea même pas à lui répondre, remarquant par contre la guitare dans son dos. Ah bon. Un nouvel instrument? Venue pour jouer? Quoi? On montait un orchestre? Après tout, cela restait fort possible, et puis, à voir la petite poupée parler à la drôle de rouquine... Peut-être qu'elles se connaissaient après tout. ...Yep, tout cela prenait une tournure étrange de quiproquo. Tandis que Matsurika pensait que Ramune pouvait connaître Iris, Ramune pendant ce temps pensait que Matsurika pouvait connaître Iris, et Iris, vraisemblablement, ne connaissait personne. À vrai dire, parmi ces trois-là, tous étaient inconnus les uns aux autres, du moins il semblait. En même temps... Si ça se trouvait, Ramune les avait déjà vues et ne s'en souvenait pas. Ça restait une possibilité. Ces vêtements du dimanche, en effet, bien plus personnels, faisaient tellement contraste avec l'uniforme auquel il commençait à s'habituer...


...Mah... Eh ben dites donc, ça court les rues, les musiciens, par ici, même un dimanche...!

Il n'eut même pas la présence d'esprit, ou bien la galanterie de dire plutôt "musiciennes". Peut-être après tout qu'il se comptait dans le lot, allez savoir. Après tout, comme on l'a dit, il jouait du piano. Et, comme on ne l'a pas dit, il avait été, avec Calpis, dans le temps, au milieu de leurs innombrables boulots qui avaient de leurs changements rythmé leur vie, assistant d'un violoniste. Un sacré homme aussi, ce type-là. Mais ça ne nous regarde pas et on ne s'éternisera pas là-dessus pour le moment, ce n'était pas le sujet. Pour l'instant, le sujet, c'était que Ramune aurait bien aimé, au juste, que cette rouquine parle finalement. Elle n'était tout de même pas muette, il l'avait entendue parler... Peut-être, par contre, ne parlait-elle que quand bon lui semblait à qui bon lui semblait. Ou alors peut-être aussi qu'elle n'avait pas eu encore le temps d'en placer une... En attendant, le grand dadet s'était avancé de quelques pas dans la salle, pour laisser entrer la petite poupée, puis il avait croisé les bras derrière sa tête, dans un geste qui aurait presque un peu fait penser à Tamao, étrangement, et s'était remis à fixer la première fille de ce même air curieux qu'au départ.

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MessageSujet: Re: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Jeu 30 Avr - 13:26

[Gomen nee, pour le retard. ^^']

Iris caressait le pauvre piano du bout de ses doigts, jouant avec les reflets pâles de sa main sur l'opale de l'instrument. Était-elle en train de le consoler ? Lui, un instrument de musique, objet sans vie et sans états d'âme. En quelque sorte, oui. Après tout, elle venait de lui parler, à ce piano. Mais qui ne l'a jamais fait ? Parler à un objet, tout en sachant que celui-ci ne sera sans doute jamais en mesure de vous répondre. On a tous cette drôle d'impression, l'étrange sensation que ce qui nous entour est aussi vivant que nous, doté d'une conscience, de sentiments... C'est faux, et on le sait, mais on ne peut s'empêcher d'y croire, par moment. Peut-être parce qu'on se sent moins seul, lorsqu'on pense comme ça. Chez Iris, inconsciemment, c'est cette peur de la solitude qui la pousse à traiter murs, planchers et plafonds, comme de véritables personnages. Mais voilà, VLAN, la porte s'ouvre. Suffisamment brutalement pour surprendre la petite harpie. Et la mèche au sommet de son crane cuivré se dresse en un pique, alors que tout son tronc se relève subitement. Dans l'encadrement de la porte, se tient un parfait inconnu. À l'instant même où ses yeux se posèrent sur lui, les spirales de citrines qui lui servaient de pupilles s'illuminèrent d'un éclat d'admiration. Qui était-il ? Peut importe. Que voulait-il ? Peut importe! Qu'est-ce qu'il était grand... Depuis son arrivée au Japon, elle n'avait croisé que des petits. Tellement petits parfois, qu'elle-même, ridiculement petite, en était devenue banale.

Hoy! C'est comme ça que tu respectes un piano, toi?--"

La rouquine souffla des narines. En bonne enfant immature, elle n'aimait pas les sermons, ni ça, ni qu'on lui dise ce qu'elle avait à faire. Ainsi, les quelques mots de Ramune suffirent à éteindre les petites étincelles de ses mirettes. Ses lèvre tremblèrent légèrement, vacillant entre l'inexpressive ligne droite et la moue enfantine du V retourné. Elle avait également remonté les épaules, et sa tête s'enfonça un peu plus dans ces dernières. Une posture tout ce qu'il y a de plus défensive, à l'image de la tortue. Ce cher professeur était donc perçu comme une menace potentiel, non-pas comme on craindrait un ours, mais bel et bien comme un enfant redouterait le courroux d'un adulte. Elle en voyait si peu, des adultes, elle ne savait vraiment pas à quoi s'attendre.

Ah... C'est... C'est donc toi, qui jouait.

Et en bonne girouette, la harpie créature changea d'humeur. Le ton et le son de ces paroles maladroites avaient réussi à amadouer la petite bête. Celle-ci n'étant pas bien méchante, la tâche ne se révélait que trop aisée. Le fier croissant accroché à ses joues n'eut cela dit, pas le temps de s'ouvrir afin de donner une réponse positive à ce grand Ramune. Car c'est ce moment précis que choisit pour apparaitre une jeune demoiselles aux allures de bonbon à la mure. Iris était déjà contente de rencontrer une personne de grande taille - il en faut, peut pour être heureux, vraiment très peut pour être heureux... - l'arrivée soudaine de ce petit bonbon l'amusa d'autant plus. Pour la simple et bonne raison que son style d'adorable petite douceur ne collait pas aux effluves de son tempérament. Rien que sa phrase d'introduction animait l'intérêt de l'ironiquement Reine.

Oï. J'étais venue ici pour jouer. Je dérange ?

Elle venait de dire oï, et sortie de sa bouche cela ne collait tellement pas. Tellement pas que la créature ne put qu'apprécier. Bien plus qu'elle aurait apprécié n'importe quelle politesse sortie de la bouche de n'importe quelle autre petite fille bonbon. À peine le temps de se pencher en avant, histoire de descendre de l'instrument, que le bonbon en bottes de pluie la regardait déjà. Intriguée au possible, Iris remua le nez à la manière d'un animal.

Hey, géniale, la musique.

Des grelots retentirent dans la crane mal rangé de l'inhumaine. Que venait-elle de dire ? L'avait-elle écouté jouer ? Le grand monsieur aussi, venait de dire qu'il l'avait entendu, mais il n'avait fait aucun commentaire sur la mélodie en elle-même. Ce ridicule petit bout de musique, si important à ses yeux. Cette fille l'avait apprécié. Et au plus profond d'elle-même, Iris s'en sentait incroyablement flattée. Car elle aussi, la première fois qu'elle l'avait écouté, elle avait aimé, aimé au point d'en quitter son foyer. Et l'idée d'avoir correctement rendu cette mélodie, l'emplissait de fierté. Abordant un sourire carnassier, les yeux plissés, elle leva les deux pouces en réponse à celui de la demoiselle, signe de gratitude joyeusement immature.


...Mah... Eh ben dites donc, ça court les rues, les musiciens, par ici, même un dimanche...!

- Kora, kora! Et vous m'sieur, vous savez jouer d'un instrument ? Avait-elle dit en tombant sur ses pieds, l'indexe levé bien haut et la bouche en ovale.
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MessageSujet: Re: Sunday morning rain is falling. [FREE]   Jeu 30 Avr - 16:34

Bon, là, un petit coup en plus dans la hauteur de l'estime. "Monsieur", s'il vous plaît! Enfin, "M'sieur" en l'occurence, mais dans la tête orgueilleuse de Ramune, ça perdait à peine sa valeur. Ça, c'était le traiter en adulte! Depuis le temps qu'on ne l'avait pas appelé "Monsieur"... Décidément, prof, c'était un métier qui vous donnait de la gueule! De la Considération! S'il-Vous-Plaît! Ça avait encouragé Ramune à répondre. Même si cette fille le troublait. Elle l'avait troublé déjà en souriant dans sa direction. Enfin, en faisant la gueule d'un coup, puis en souriant. Comme par hasard après la phrase qui avait déjà montré sa première hésitation. Cette fille-là... Elle n'était décidément pas comme les autres. Mais elle l'avait appelé "Monsieur", alors...

*...Haa, ça ne peut être qu'une gentille fifille!~*

...Hoy, un peu de tenue, professeur.--" M'enfin... Toujours était-il qu'on l'avait compris, ce "M'sieur", ça la rendait fière, la grande asperge, au point que son visage caricatural ne pouvait que le trahir : ses yeux s'étaient allumés un instant, un semblant de sourire sur sa bouche, qu'il avait effacé rapidement par dignité, par fierté dans un "Hem-herm" qui se voulait sérieux, "cachant sa joie" comme on dit. Néanmoins, il en restait des traces, et quand il répondait à Iris, alors, il bombait le torse, faisant valoir sa supériorité de Professeur, d'Adulte qui Sait, d'Adulte en fait même Détenteur du Savoir Universel. ...Oui, Ramune était du genre à se jeter des fleurs, une chose, soit dit en passant, dont son ami Calpis n'aurait jamais été capable.

Eh bien... Oui, du piano, tout comme toi apparemment. Un bel instrument, n'est-ce pas...?

RHO. Non, là... Que ceux qui ne se l'imaginent pas veuillent bien me croire, c'était trop drôle. Ramune, flatté par un bête mot, affectait une fausse modestie dont sont capables bien des gens orgueilleux. Il tentait de faire comme si de rien n'était, de tout simplement faire valoir sa qualité de "Monsieur", de "Professeur", de "Maître" même —"Maître"... Quel beau mot... Oui, appelez-moi Maître! ...Bref, il tentait d'être à la hauteur de ce bête mot qui l'enorgueillait, mais on sentait bien que tout son corps, toute sa gestuelle, tout son comportement, ses propos même criaient haut et fort : "Wouah, je suis flatté, non, vraiment, c'est trop, je peux pas m'en remettre, vous me faites rougir!" ...Quoi, c'était qu'un "Monsieur", un "M'sieur" même. Mais le fait était que par-dessus le marché il rougissait en effet un peu. Oh, très légèrement. Mais ses joues s'étaient légèrement empourprées alors qu'il se rengorgeait, et en parallèle il regrettait déjà, dans sa tête, sa phrase toute faite. "Un bel instrument, n'est-ce pas...?" ...Faut-il être con. C'est vraiment jouer les snobs ou prendre les gens pour des couillons ou bien encore croire péter plus haut que son cul que de sortir un truc pareil. Alors que c'était trop tard, qu'il l'avait déjà sorti, il en prenait conscience à présent. Mais tant pis... Il ferait comme si de rien n'était. Surtout ne pas se foutre la honte. Même s'il y avait vraiment de quoi rire de lui, à ce moment-là.

...Donc, Ramune sauvait très mal les apparences. Déjà, mauvais point, il ESSAYAIT DE LES SAUVER. C'était donc qu'il avait quelque chose à cacher? ...On se souvient à ce sujet d'un dialogue entre Calpis et Ramune à une époque où ils vendaient des souvenirs dans une aérogare. Un passant —pas n'importe lequel, mais à vrai dire on s'en fout comme de rien— leur demande un renseignement sur des pirates de l'air. Calpis veut parler, Ramune le fait taire, le traite d'imbécile une fois que le passant est parti sans rien savoir. Incompréhension de Calpis : "Mais on n'est d'honnêtes citoyens! On n'a rien à cacher!" Exactement, Calpis. TU n'as rien à cacher. Mais Ramune, orgueilleux, se trouvait toujours des petits détails de rien à planquer à la face du monde. Pas moyen de rester simple comme son ami. Et alors que Calpis était honnête, intègre, fidèle à lui-même, un peu idiot mais il s'en portait très bien, Ramune se pavanait comme un grand dadet de coq idiot qui ne réalise pas qu'en fait il n'est qu'un poulet déplumé dont tout le monde a envie de rire.

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