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 Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)

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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Ven 20 Sep - 6:39

Bon ; pour ce qui est du contexte de la chose, tout est dans le titre. Mais donnons quand même quelques détails. C'était déjà la fin de journée et les heures de cours normales s'étaient terminées. Néanmoins, quelques classes restaient ouvertes aux élèves de l'école de Mahora afin qu'ils en profitent pour étudier davantage, approfondir leurs connaissances, travailler à d'autres projets scolaires...

Ou, dans le cas de Tamao Alejo, qui avait eu la chance, ce soir-là, de se retrouver dans une salle dans laquelle il n'y avait, pour l'instant, personne, c'était une occasion de travailler sur l'une des pièces qui composaient l'androïde extrêmement sophistiqué dont il était le propriétaire, "Kyoui".

Résumons donc la situation. Tamao était assis à une table vers l'avant de la classe, le plus près possible de l'une des rares prises d'alimentation disponibles. À cette prise, était branché un appareil destiné à optimiser l'énergie mobilisée (probablement de la fabrication de Tamao lui-même, ou d'une des personnes de l'université des sciences de Mahora, allez savoir), et à cet appareil était branchée la fameuse Kyoui, par l'une des deux antennes qui ornaient sa tête, l'un des rares indices qui laissaient comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un véritable être humain.

Tamao lui-même était assis à côté d'elle et travaillait sur l'autre antenne, qu'il avait carrément démontée de la tête de Kyoui. Ça faisait une drôle de dégaine à l'androïde, comme ça, asymétrique, avec une seule antenne. Cependant, elle ne bronchait pas le moins du monde. D'un calme qui la rendait presque inexpressive, elle fixait le coin du tableau noir qui se trouvait pile en face d'elle, assise bien droite, tandis que son "petit maître" démontait les faces de métal de son antenne avec un tournevis.


Petit maître, me permettez-vous de vous poser une question?

Hm?

Les phrases utilisées par Kyoui pour poser des questions se faisaient de plus en plus variées. L'androïde apprenait vite... Toutefois, les questions qu'elle posait restaient un peu embarrassantes quelquefois...

Êtes-vous conscient que si un professeur ou même un autre élève remarque ce que vous êtes en train de faire ici, il vous fasse sortir de la classe?

Tamao leva les yeux au ciel.

Qu'est-ce que tu crois? Je ne suis pas idiot.

Dans ce cas, pourquoi vous être installé ici pour effectuer la maintenance?

Silence plutôt consterné de Tamao. Puis :

Souhaitez-vous que je vous suggère une liste d'endroits plus indiqués?

Gros soupir.

NON, Kyoui. On est très bien ici, et si on se fait virer, on se fait virer, c'est tout! Sheesh! T'es gentille, mais quelque fois t'es désespérante, aussi, avec tes conseils!

Souhaitez-vous désactiver la fonction "conseils"?

Re-soupir. Tamao se pinça entre les deux yeux, juste au-dessus de la branche de ses lunettes.

Non, Kyoui. C'est juste que... Huw. Des fois, j'aimerais que tu sois capable de faire la différence entre les bons et les mauvais moments pour donner des conseils.

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Jeu 26 Sep - 11:50

Il y a des moments dans la vie où on ne sait vraiment pas quoi foutre. Pardonnez la vulgarité, il est vrai que cet asocial de narrateur aurait aisément pu le formuler de façon plus châtiée. Après tout, ce n'est pas le vocabulaire qui manque. Cela dit, il y a une nuance certaine entre les gens qui n'ont rien à faire et ceux qui ne savent pas quoi foutre. En règle générale, les premiers s'ennuient, cherchent une occupation, ou profitent tout simplement de leur temps libre soudainement acquis en cédant à la paresse. Les seconds, quant à eux, se laissent aller à la bêtise et commettent des actes impardonnables.

Comme celui de voler des chaussures.

Jusque là – et contre toute attente – Ian avait réussi à trouver cette manie qu'on les japonais de quitter leurs chaussures pour tout et n'importe quoi (allant de rentrer dans une maison à se jeter du toit d'un immeuble) relativement pratique. Après tout, un casier à l'entrée pour troquer ses rollers contre des chaussures, c'est quand même bien utile.
Le souci avec ce système, c'est qu'un moment d'inattention – comme une petite balade en roue libre durant une pause (qui s'avère être en réalité le créneau du cours de philosophie) – et on a vite fait de voir ses souliers se volatiliser dans la nature.

Dans l'idéal, ça n'aurait pas empêché Ian de rentrer au dortoir, il lui suffisait d'enfiler ses rollers. Le souci, c'est qu'une des roues vibre de plus en plus quand elle accélère un peu. Et vu les vitesses auxquelles elle se déplace, ça pouvait rapidement devenir dangereux. Et il était bien évidemment hors de question de rouler lentement, ni même normalement et encore moins avec prudence. Si elle les a bricolés et conçus pour subir les pires tourments de la physique mécanique, c'est pour une bonne raison !

Au final, la rouquine se retrouva bien vite à errer sans but dans les couloirs de l'école, passant silencieusement, chaussettes obligent, d'une classe à l'autre dans l'espoir de... De trouver quoi au juste ? Deux possibilités en fait : retrouver ses chaussures, en espérant que les délinquants juvéniles les aient éventuellement planquées quelque part sur le campus, ou tomber miraculeusement sur un outils adapté pour resserrer les écrous de ses monstres.

...d'endroits plus indiqués?
Road Runner s'interrompit dans son mouvement, s'empêchant ainsi d'ouvrir la porte. Shit ! Cette classe aussi a du monde dedans. Tant pis, elle repasserait...

Souhaitez-vous désactiver la fonction "conseils"?
Une minute là. Une fonction « conseils » ? Ian n'est peut-être pas une élève exceptionnelle en math, mais elle en sait suffisamment pour être à peu près certaine que « conseil » n'est pas une fonction figurant dans le programme scolaire ! Mais du coup, ils parlaient de quoi ?

Bah ! Autant jeter un œil en faisant légèrement coulisser la porte.

Cette dernière opposa de la résistance. Ian força d'avantage. Manque de bol, elle avait forcé suffisamment pour que la porte s'écarte d'un grand coup sec et bruyant. Voilà qui va projeter une belle image d'elle, tiens !

« Eyïk ?! »
Honnêtement, la rouquine avait tenté d'avoir l'air plus posée que ça. Mais, dans ses misérables efforts pour retenir son exclamation face au spectacle qui se révélait à elle, elle n'était parvenue qu'à déformer le son en cette espèce d’onomatopée ridicule qui ne correspondait strictement à rien. C'est que ça surprend, là, comme ça, une fille branchée sur le secteur, une antenne sur la tête dont la jumelle se trouvait entre les mains d'un binoclard.

Ian avait entendu parler d'un club de robotique à Mahora. Mais elle avait pensé que c'était quelque chose de plus commun ! Comme une bande de geeks qui fabriquent des petits robots conçus pour ramasser des balles de couleurs dans le but de les faire participer à des tournois. Elle ne s'était pas vraiment préparée à croiser un jour un cyborg dans une classe !
Ou alors, c'était un cosplay vraiment bien fichu. Mais curieusement, l'idée paraissait moins probable. On était à Mahora après tout...

Oh, c'est vrai, elle les dévisage. Faudrait sans doute qu'elle arrête...

« Hem ! Reprit-elle en tentant de retrouver un air plus calme, t'aurais une clé à molette par hasard ? »
Ben quoi ? Il a bien une boite à outils, non ? Autant en profiter ! Et puis c'est toujours mieux pour engager une conversation qu'un « Hey ! Mais c'est super bien fait ton truc ! Tu bricoles souvent des trucs du genre ?! »
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Mer 2 Oct - 10:17

« Eyïk ?! »

Huwh?!

Tamao avait sorti cette espèce de son bizarre à peu près au même moment que le son bizarre d'Ian. Il fallait dire qu'il y avait beaucoup de choses auxquelles réagir avec surprise. D'abord, la porte qui se claque d'un coup ouverte. Et puis le lycéen rouquin qui apparaît dans la classe. Et puis le son qui sort de sa bouche. Probablement une réaction à l'autopsie-de-la-Kyoui-pas-morte qui était en train de se dérouler.

...Oh, mais pardon, ce n'est pas un lycéen, c'est unE lycéenNE. Il ne l'avait pas remarqué d'abord, à cause de l'uniforme masculin. Mais quelques indices suffisaient à le deviner.
Premièrement, le timbre de sa voix. Encore qu'à cet âge-là, ce genre de voix pouvait encore appartenir à un garçon, cela dit... Et que le cri de Tamao avait été peut-être plus aiguë, presque, que celui de la jeune fille en question. Mais passons.
Deuxièmement, sa physionomie. Ne serait-ce que ses cheveux longs, mais là encore, ça n'avait pas suffi. Le truc, c'était que Tamao, quand il doutait sur le sexe de quelqu'un, avait toujours le réflexe d'aller chercher de la poitrine pour confirmer ses doutes. Et si poitrine féminine il y avait, Tamao le voyait. Même quand elle était beaucoup plus petite que la moyenne, même au point de ne pas être normalement remarquable, il le voyait. Ne me demandez pas comment. Ce gars est assez flippant quand il s'y met.
Troisièmement... Duh. Cette fille, c'est Road Runner. Mahora est une école immense, certes, mais ça n'empêchait pas Tamao de connaître certains élèves plus que d'autres quand il s'y mettait. Il y avait aussi le fait que notre tête-de-taupe de service avait pris l'habitude, depuis qu'il était à Mahora, d'identifier les gens par des surnoms, et que Road Runner était extrêmement pratique, parce qu'elle en avait déjà un tout fait. Mais là encore, passons.


Bonjour.

La voix de Kyoui venait de tirer Tamao de ses pensées. C'était bien une androïde, celle-là, avec ses réflexes logiques... Tu vois rentrer une personne dans une salle, tu dis bonjour. Non pas que qui que ce soit y prête vraiment attention, mais bon...

En fait, Tamao venait de dévisager leur aînée à peu près autant qu'elle les dévisageait elle-même, et n'aurait pas réagi si la senpai en question ne lui avait pas posé une question. Question qui sembla prendre un peu de temps à monter au cerveau, d'ailleurs, après cet effet de surprise.


Huw? Ah. Euh...

Non, n'essaye même pas de réfléchir à la raison pour laquelle elle a besoin d'une clé à molette! Tu trouveras pas. T'es pas assez dégourdi pour l'instant. Donne-lui cette fichue clé, et puis c'est tout! ...Où est-ce qu'elle est, d'ailleurs, cette fichue clé?

Après un court instant à tâtonner à droite et à gauche dans sa boîte à outils (qui était, il faut bien le dire, dans un état pour le moins chaotique), le binoclard finit par se redresser d'un coup, la fameuse clé à molette en main, pour la lancer en direction d'Ian. ...Oui, il ne prenait même pas la peine de se lever. Parlez-moi d'une politesse. Apparemment il n'avait même pas réfléchi à son geste, et imaginait de toutes façons que la lycéenne aurait suffisamment de réflexes pour la rattraper...


Ça, ça irait?

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Mer 9 Oct - 8:42

« Bonjour.
- Ah. Euh... B'jour ?  »
Posé à l'interrogative. Parce qu'au fond, Ian ne faisait que supposer que c'était la réponse la plus naturelle ici. Loin de se demander si une fille se faisant triturer les circuits par son ingénieur personnel (paraît que les jeunes appellent ça comme ça de nos jours) devant témoin passait effectivement une bonne journée, l'athlète avait plus réagit à l'incitation de politesse de l'androïde qu'autre chose.

Et voilà que les questions fusaient dans la tête de Rainbow Dash (fan serviiiiiice !). Est-ce que cet automate, cyborg, pantin (… fille ?) avait seulement attendu une réponse au moment de lancer son « bonjour », ou était-elle juste programmé pour ça ? En bref, est-ce qu'elle comprenait la politesse ? Au vu de ce qu'elle avait entendu précédemment, la rouquine était en droit de penser qu'elle était capable d'entretenir des conversations et donc d'en saisir les concept. Cependant, au vu du décalage entre le naturel avec lequel elle s'adresse aux gens et la situation, on n'était en droit d'en douter.

Soudain, un truc qui passe dans son champ de vision.

Si Ian Cassady dispose d'une chose, c'est bien une réactivité hors-normes. Au cours du bref instant durant lequel l'objet en question avait volé en vue, la rouquine avait eu le temps d'identifier qu'il s'agissait d'une clé à molette, mais aussi d'en déterminer le modèle et de lire les trois derniers chiffres du numéro de série. Le tout en positionnant sa main afin de le rattraper, pour finalement sentir qu'elle avait raté son coup... Fuck.
L'outil reprit un peu de hauteur après avoir douloureusement rebondit contre la paume de la main de la lycéenne. Cette dernière, dans une vaine tentative de paraître encore adroite, tenta de s'en saisir avant qu'elle ne retombe, réalisant un léger pas en avant sans s'en rendre compte, ce qui fut une erreur fatale... La clé à molette tomba bruyamment contre le plancher de la salle de classe.

Le problème, c'est qu'entre temps, elle avait fait escale sur le petit orteil gauche de Ian.

Il fallait évidemment que cela soit arrivé LE jour où elle se baladait en chaussettes. La jeune fille resta figée quelques instants, tête baissée vers ses pieds, silencieuse et misérable, retenant avec peine les larmes et les jurons qui ne demandaient qu'à sortir.

«... Ça ira, merci. »
Finit-elle par lancer d'une voix tremblotante en ramassant l'objet.
Elle se dirigea ensuite en boitillant vers la table la plus proche, histoire d'épargner son pied endoloris, puis y posa lourdement son sac de sport qu'elle s'empressa d'ouvrir pour en sortir « ses monstres » comme elle les appelle. Des espèces d'enclumes prenant vaguement la forme de rollers, bourrés d'écrous et de câbles en tout genre, le tout surélevé par des roues ayant plus de chances d'appartenir à des motos miniatures qu'à des patins.

Si la paire avait pu être élégante à une époque, les nombreuses éraflures et impacts – venant abîmer la peinture noire et attaquer les flammes en forme d'autruche en pleine course – avaient définitivement bien œuvré pour que ce ne soit plus le cas.
Mais attachement sentimental oblige, Ian ne les remplacerait que lorsque plus aucun de ses rafistolages de fortune ne pourra les faire tenir en un seul morceau. Et bricoleuse comme elle est, il y a de chances qu'elle soit morte d'une défaillance quelconque au cours d'une acrobatie avant que ça n'arrive.

Elle jeta un dernier et bref coup d’œil à l'encontre du garçon avant de se mettre au travail. Un petit quelque chose chez lui la perturbait, sans qu'elle sache vraiment dire de quoi il s'agissait. Voilà ce qui arrive lorsqu'on n'apprend que les parties de la magie qui nous intéresse. Road Runner est capable de manipuler l'air à un niveau de précision qui ferait peur à certains magisters, mais se voit incapable de reconnaître un vampire lorsqu'elle en a un en face d'elle. Les problèmes de la sur-spécialisation...

« Cassady Ian. »
La voix de la rouquine avait retrouvé son timbre relativement grave qui lui donne cette air cool et posé au quotidien. Les effets apaisants du bricolage sans doute. Encore que là, c'était plus de la solution temporaire qu'autre chose, mais il lui faudrait un vrai garage avec de vraies installations pour le reste. Toujours était-il que si simple soit la tâche qu'elle accomplissait, elle y portait une bonne partie de son attention, ne levant même pas les yeux vers le garçon alors qu'elle se présentait.
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Ven 11 Oct - 14:47

Oops. Mauvaise idée, le coup du lancer de clé à molette. L'outil avait vite fait de rebondir contre la main d'Ian (qui avait certes eu un bon réflexe, mais apparemment ça n'avait pas été suffisant), puis sur son orteil… Ouille. C'est qu'elle était en chaussettes en plus. Pourquoi, ce n'était pas vraiment la question. Mais ouille, ça avait dû faire sacrément mal.

Sur le coup, assistant au choc de l'objet sur le pied d'Ian, Tamao avait placé une main devant sa bouche comme pour cacher la ridicule forme de "o" qu'elle avait pris, et cacher un petit cri qui ne fit, en fin de compte, pas plus de bruit qu'un couinement de cochon d'Inde. Pendant un court moment extrêmement embarrassant, le binoclard n'osa plus rien dire. Ça aurait été un moment idéal pour Kyoui de se remettre à parler, ne serait-ce que pour s'assurer qu'Ian allait bien… Mais d'un coup d'oeil, Tamao put constater que l'androïde s'était contentée de prendre un air gêné et compatissant, sans piper mot. C'était désespérant. Elle s'était donc vraiment décidée à ne parler qu'au mauvais moment, ma parole!

La lycéenne avait fini par répondre et ramasser l'objet elle-même, la violence clairement visible sur son visage et dans sa gestuelle. Tamao, la bouche toujours cachée derrière sa main, se mordit la lèvre. La pauvre. Tout ça, c'était de sa faute. Il lui suffisait de s'excuser, mais rien que ça, il avait l'air trop stupide pour le faire. Et puis, ce genre de situation, c'est un vrai cercle vicieux. Plus tu attends avant de te remettre à parler, plus c'est embarrassant…

Et puis elle avait sorti ses rollers. Ça avait créé une nouvelle distraction. Tamao avait eu vent des rollers de Road Runner, et avait probablement eu l'occasion de la voir se déplacer avec dans l'école, mais il n'avait jamais eu l'occasion de vraiment voir les engins en question. …Oui, parce qu'"engins", c'était bien le mot. De sacrés engins avec ça. Tous ces câbles, ces roues… On était à des kilomètres des rollers ordinaires. Même dans sa ville natale, il n'avait jamais vu des rollers pareils. Des choses stupides comme des mini-réacteurs ou des skateboards volants, ça, oui, il avait vu, mais ces rollers-là…. Ils étaient clairement uniques en leur genre. Et sacrément utilisés, au vu de leur état. Mais contrairement à ce que certaines âmes simples pouvaient croire, cela était loin de signifier que la jeune fille n'en prenait pas soin. Sinon elle n'aurait pas demandé un outil pour régler quelque chose dessus…

Résultat, à force de fixer les rollers de son aînée, Tamao en oubliait de poursuivre ses propres réglages, et il n'avait même pas remarqué le regard qu'elle lui avait adressé un court instant. En fait, il avait fallut qu'Ian parle à nouveau pour le faire réagir. Et pour le faire réaliser qu'à propos, c'était vrai qu'il ne connaissait pas le vrai nom de Road Runner.


…Ah…

Petit moment de retour à la réalité. Puis Tamao se décida enfin à regarder à nouveau l'intéressée elle-même, plus gêné qu'autre chose après un tel silence :

…Alejo Tamao. Et… Et elle, c'est Kyoui.

Enchantée, Cassady-senpai.

Tamao n'avait même pas pris la peine de désigner Kyoui d'un geste, mais l'androïde s'était apparemment décidée à parler à nouveau de toutes façons. Et tant qu'on y était à se remettre à parler, le binoclard jugea bon de finalement s'excuser, maintenant qu'il en avait l'occasion :

Et… Euh… Désolé pour tout à l'heure, pour la clé à molette. J'aurais pas dû la lancer comme ça...

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Dim 13 Oct - 9:41

Tamao et Kyoui. Tamao et Kyoui. Ian se répétait prénoms en tête afin de les imprimer quelque part dans le bordel infâme que pouvait être son cerveau dans les moments calmes comme ça. Oui, elle retient les prénoms et pas les noms de famille. Fuck le Japon. C'est un pays de merde où on est mis en marge de la société dès qu'on sort un peu du moule, où les bandes dessinées sont mal dessinées, pas colorées et où les gens ne supportent pas d'être proche les uns des autres au point de s'appeler via leur nom de famille, en rajoutant des particules bizarre dans le seul but de bien signifier qui est au dessus de qui. Et en plus, ils mangent du riz avec des baguettes ! Sérieusement, de tous les outils que l'humain a pu créer qui aurait pu servir à manger le riz, comment deux bouts de bois ont pu l'emporter ? COMMENT ?

Alors la rouquine, elle dit non. De toute façon, elle n'a pas d'âme, donc pas de raison d'avoir des scrupules. Elle appelle les gens par leur prénom et tant pis si ça les gêne. De toute façon, la plupart finissent par s'y faire, même s'ils sont pas mal intimidés dans un premier temps. Y'a même des gars de sa classe qui se sont fait de fausses idées sur ses intentions au début, avant de se rendre compte qu'en fait c'était juste l’œuvre d'un choc culturel.
Cela dit, il y avait encore des petits fails. Parfois elle appelait quelqu'un d'une certaine façon, persuadée que c'était son prénom, pour finalement se rendre compte au bout de quelques mois que c'était son nom de famille. Un peu embarrassant. Et allez faire la transition après ça...
De même, elle commence à peine à s'habituer à se faire appeler par son nom de famille sans penser que la personne l'apprécie pas d'une quelconque façon. C'est étrange comme quelque chose de formel comme un nom peut-être prit pour du respect ou du mépris selon les coins du monde...

En revanche, ces particules après les noms, elle trouve toujours ça d'un ridicule sans nom. En plus, derrière un nom occidental comme le sien, c'est vraiment laid. Elle préférerait largement qu'on se contente encore de « Cassady » plutôt que « Cassady-san » ou encore...

Enchantée, Cassady-senpai.

Ça !

« Ian suffira. »
Elle s'était empressé de glisser cette remarque, histoire que l'androïde ne prenne pas la mauvaise habitude. A supposer que ça ait le moindre effet sur elle, sachant que l'athlète n'était même pas sûre que Kyoui puisse seulement prendre d'elle même la décision d'appeler les gens de telle ou telle façon.

Vinrent alors les excuses de Tamao à propos du jet d'outils. Merci de lui rappeler la douleur en passant. Très fort pour remuer le couteau dans la plaie ce petit, ou en l’occurrence la clé sur le bleu.

« Bah... »
Oui. Juste « bah ». Et un haussement d'épaules aussi. Il n'y avait pas grand chose à dire de l'incident de toute façon. C'est pas comme s'il avait visé son pied, ou la lui avait lancé en sachant qu'elle ne la rattraperait pas. C'était qu'un accident, au fond, pas de raison de lui en vouloir.

« C'est pas ta faute si je suis maladroite. Et puis c'est pas mon jour de toute façon. »
Elle avait ajouté ces mots en serrant la roue avant de l'un de ses engins entre ses doigts, puis en réalisant de vives torsions du poignet pour vérifier qu'elle ne bougeait plus. Ça ferait l'affaire. Ce n'était qu'une solution temporaire cela dit, il lui faudrait vraiment un endroit pour réparer ce foutu axe.
La rouquine passa alors la paume de sa main contre les roues du monstre afin de les mettre en mouvement. Ces dernières s'exécutèrent en émettant un son à mis chemin entre un roulement à bille et une dynamo, puis s'arrêtèrent après un instant. Ian posa à nouveau l'engin, puis se remis au travail, serrant un nouvel écrou.

« Et sinon... Kyoui, c'est ça ? C'est toi qui l'a faite ? »
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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Lun 21 Oct - 7:32

« Ian suffira. »

Bien compris, Ian.

À peu près aussi hâtivement que la lycéenne avait corrigé la façon dont l'androïde l'appelait, Kyoui s'était empressée de répondre, afin qu'Ian comprenne bien qu'elle avait compris (oui, c'est à peine redondant). Et puis elle n'avait pas pu s'empêcher de lâcher un sourire, que Tamao, occupé à observer les rollers de leur aînée, n'avait pas remarqué, mais qui l'aurait sûrement intrigué si c'était le cas. Essentiellement parce que la raison de ce sourire n'était pas claire. Kyoui pouvait très bien être en train de sourire juste parce qu'elle avait cette expression par défaut et en particulier lorsqu'elle voulait se montrer courtoise ou sympathique. Mais vu la situation, et connaissant un peu l'androïde, la raison pouvait peut-être être encore plus complexe que cela. Kyoui souriait peut-être par amusement face à cette situation, et par cette façon d'appeler Ian qui faisait opposition aux conventions de la société japonaise. Certes, il n'était pas très surprenant en soi qu'Ian tienne à être appelée Ian. Culturellement parlant, pour elle, cela devait être plus évident. Mais de prononcer la phrase "Bien compris, Ian" en japonais, en s'adressant à une personne qu'on venait tout juste de rencontrer, c'était plutôt inhabituel. Paradoxal, presque, oserais-je dire... Et apparemment, Kyoui montrait un intérêt particulier pour les paradoxes, grands ou petits, qui pouvaient s'offrir à elle. C'était "challenging". Et donc, c'était amusant.

Mais pour l'heure, tout ce qui était sûr, c'était que Kyoui souriait, et en soi ce n'était peut-être pas si anormal que ça. Tamao, par contre, était bien loin de sourire. Après l'effort surhumain qui avait consisté un peu plus tôt à prononcer deux phrases, il s'était à nouveau renfermé dans une phase de silence. Ce n'était pas un bon moment non plus. S'il n'avait pas été si mal-à-l'aise, il aurait probablement eu le front de lui dire que ce n'était pas elle qui était maladroite, qu'on ne lançait pas les outils comme ça pour les passer aux gens, c'est tout. Et qu'il s'en voulait sincèrement. Pour une fois que Tamao s'en veut sincèrement d'une de ses maladresses.

Pour se sortir ces idées désagréables de la tête, le binoclard essayait de détourner son attention autant que possible vers les rollers sur lesquels Road Runner travaillait toujours —diversion plutôt indiquée, en l'occurrence, le sujet était particulièrement intéressant. Ça marcha un peu. Le son des roues, qu'Ian avait pris l'initiative de "tester", si l'on peut dire, avait aidé pas mal. Drôle de son. On sentait la présence de différents mécanismes sans savoir exactement ce qui faisait marcher quoi. Tout ce que Tamao pouvait faire à ce stade, c'était émettre des hypothèses. Et c'était intéressant. De réfléchir là-dessus. Ça le calmait.

Enfin, jusqu'à ce que Road Runner ramène ses pensées à sa propre machine. Si on pouvait l'appeler comme ça. Non pas que Tamao considère vraiment Kyoui comme une machine. Quelque chose d'un peu "entre les deux", peut-être.


« Et sinon... Kyoui, c'est ça ? C'est toi qui l'a faite ? »

(Bref, très bref sourire du gars qui est habitué à la question.)

Hin.

(Un "hin" plus fort qu'il n'y paraît, étrangement. Perte du sourire.)

Non.

(Retour à une expression calme qui n'avait rien d'hostile ni de particulièrement sympathique. Bref, la plus objective que possible. Ça arrive quand Tamao parle "science".)

C'est un universitaire en robotique de Mahora qui l'a créée, après avoir travaillé sur d'autres androïdes. Il m'a simplement chargé de son entretien et de son éducation. (Mot peut-être mal choisi, mais pour le coup, Tamao ne s'en était pas rendu compte.) Je m'y connais assez pour assurer l'entretien d'un androïde de cette sorte comme je peux, mais pas pour en créer un moi-même...

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Jeu 31 Oct - 10:05

Ian n'interrompit pas les explications de Tamao. Après tout, la réponse l'intéressait un minimum, sans quoi elle n'aurait pas posé la question. Mais elle ne restait pas inactive pour autant, bricolant toujours ses bijoux (oui, nous sommes passés des monstres aux bijoux, cherchez pas la transition) sans même jeter le moindre regard à son interlocuteur. D'un point de vue extérieur, on pourrait croire que le binoclard parlait à un mur tandis que la rouquine lui donnait autant de considération qu'à une des nombreuses chaises de la classe.
Pourtant, l'échange était bien là, et ces deux avaient des centres d'intérêts communs. Même si, dans le cas de Ian, le bricolage n'était pas non plus sa plus grande passion. Cela dit elle considérait tout de même ces moments de maintenance comme de la détente et non une corvée. Un peu comme lorsqu'elle enroulait sa petite sœur dans une serviette à la sortie du bain pour la sécher en lui ébouriffant les cheveux, c'était amusant et ça lui occupait les mains. Pour ce qui était d'occuper l'esprit, habituellement c'était les figures et autres cascades qu'elle ferait une fois les rollers en état. Cette fois, c'était la conversation. La tête et les bras en activité, juste assez pour qu'elle ne s’ennuie pas et choppe la bougeotte, tel était le secret qui pouvait maintenir Ian si calme... Pendant un temps.

L'athlète jeta un nouveau coup d’œil en direction de Kyoui pendant la réponse du garçon, puis vers le garçon lui-même. Il payait pas de mine comme ça, au premier abord, mais il était quand même impressionnant... à sa façon. Ian n'osait même pas imaginer le temps qu'il lui faudrait pour accumuler les connaissances lui permettant de ne serait-ce que toucher le moindre câble de cette fille sans la détraquer complètement. Elle n'aurait tout simplement pas la patience. Pourtant Tamao avait l'air de parler de ça comme si c'était la chose la plus basique qui soit.
D'un autre côté, Ian elle-même impressionne pas mal de gens ici avec des trucs qu'elle considère comme triviaux. Faut croire que chacun est cool à sa façon. Dommage qu'il y ait moins de gens pour admirer certains domaines que d'autres.

« Eh bah ! Dire que j'ai du mal à maintenir ces deux bêtes en état... »
Retour aux bêtes et aux monstres.

Pour la première fois depuis qu'elle avait la clé en main, la rousse s'interrompit dans son travail et se tourna complètement vers Tamao. Elle prit appuis sur ses mains afin de se hisser et s'asseoir sur la table qui se trouvait désormais dans son dos. Instantanément, son pied droit se glissa derrière sa cheville gauche, s'y accrocha, puis les deux jambes commencèrent à se balancer d'avant en arrière.

« Okay, elle je comprend. »
Elle prononça ces mots après avoir relevé son poignet droit et tendu mollement la clé en direction de Kyoui, signalant ainsi que c'est d'elle qu'elle parlait (comme s'il y avait quelqu'un d'autre que Ian pouvait désigner par « elle » dans cette pièce...). Cela dit, ses yeux marrons n'avaient toujours pas quitté le visage de Tamao. En réalité, quelque chose la chiffonnait depuis qu'elle était entrée dans la même pièce que lui. Curieuse comme elle peut être de temps en temps, elle avait naturellement voulu savoir de quoi il retournait, mais avait estimé qu'il serait impoli d'engager ce genre de sujet d'emblée.

Sauf que là, ça faisait quoi... Deux minutes qu'ils causaient ? Soit une minute et trente secondes de trop. Et encore, elle est généreuse. Si ça se trouve, ça n'avait rien d'important, mais tant qu'elle n'aura pas le fin mot de l'histoire, Ian ne sera pas capable de penser à autre chose. C'est qu'elle aimerait bien pouvoir trafiquer ses rollers sans penser constamment à un nabot à binocles... Sans vouloir offenser le nabot à binocles en question... Ni même les nabots à binocles en général, qui n'ont pas choisi d'avoir une taille dont la petitesse n'a de rivale que celle de la distance focale de leurs yeux. Rien à voir avec du racisme envers les nains, ou les myopes, ou bien... Hem ! Je peux recommencer ce paragraphe ?

Bref, tout cela pour dire que c'était ce souci du tact qui avait poussé Ian à s'interrompre pendant deux secondes supplémentaires, histoire de chercher une formulation qui soit vaguement plus polie que « t'es quoi au juste ? »

«... Mais toi, t'es quoi au juste ?  »
… Ouais, ben elle a pas trouvé ! Que voulez-vous, on n'est pas tous diplomates. En plus, accordez-lui un peu de crédit, c'est pas sa langue natale, merde ! Elle n'a pas non plus un vocabulaire très élargi à sa disposition.
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Dim 10 Nov - 18:18

"Bah."

C'était la simple pensée qui tournait dans la tête de Tamao pour l'instant. "Bah" dans le sens de "ça n'a pas d'importance". Ian avait beau avoir fait un commentaire là-dessus, et sur la comparaison avec ses propres capacités en la matière, il n'y avait rien d'autre. "Bah". D'ailleurs, elle avait beau dire ce qu'elle disait, elle était fort probablement à l'origine de ces customisations sur ses rollers, pas vrai? Elle elle avait beau dire ce qu'elle disait, elle était apparemment parfaitement capable de les maintenir en état. D'accord, il y avait besoin d'un réglage de temps en temps et parfois on peinait à la tâche. Mais c'était normal. Inhérent à la chose. S'il n'y avait besoin de faire aucun effort, ça enlèverait tout son intérêt à l'activité de maintenance d'une machine ou d'un outil. Ça aidait à se concentrer, à se tranquiliser parfois, à mobiliser la matière grise dans quelque chose que l'on estimait utile... C'était naturel, c'est tout. Et vu l'attitude d'Ian lorsqu'elle travaillait sur ses "bêtes", comme elle disait, elle avait très bien compris cela aussi.

"Bah" donc, et qu'on continuait de travailler sur l'antenne de Kyoui. Enfin, jusqu'à un certain point. Parce que Tamao se sentait quand même regardé avec tout ça, et c'était plutôt gênant comme impression. Alors, au moment où Ian s'interrompit, le binoclard en fit de même, quasiment par réflexe, pour la regarder en face. Tu me regardes? Okay, je vais te regarder aussi alors. D'autant que tout cela n'était pas anodin. Elle avait une question, la senpai.

Et ça concernait la nature de Tamao. La question était posée de façon tellement directe qu'elle ne laissait, au moins, pas la moindre place au doute. En temps normal, Tamao n'aurait d'ailleurs pas hésité à lui répondre de façon tout aussi directe. Mais, allez savoir pourquoi, cette fois-ci, il s'était tourné vers Kyoui un très court instant, en espérant que celle-ci ferait preuve d'un peu plus de jugeotte qu'elle n'en avait d'habitude. Pari risqué, donc. Mais concluant, apparemment, parce que Kyoui avait reconnu dans l'expression interrogative propre à son petit maître la question suivante : "Est-ce qu'elle en est, elle aussi, ou pas?" Comment Kyoui pouvait-elle répondre à une telle question? Heh. Les gynoïdes de Mahora marchent en partie grâce à la magie et sont capables de détecter l'énergie magique qui entoure un être, du moins dans une certaine mesure. Le problème, c'était que pour l'instant, Kyoui était en plein entretien et qu'une telle fonction avait été fort probablement ou désactivée, ou atténuée...

Alors, incapable de pouvoir répondre quoi que ce soit, l'androïde adressa un regard un peu navré à son propriétaire tout en haussant les épaules. Celui-ci fut de prime abord très déconcerté par une telle réponse, avant finalement que son raisonnement rattrape les faits et qu'il lève les yeux au ciel avec un très bref soupir. Évidemment. Idiot. Tu demandes pas à un robot dont la plupart des fonctions sont actuellement en veille de fonctionner comme d'habitude. Ça n'a aucun sens. Idiot.

Et enfin, décidant qu'il avait probablement fait attendre Ian trop longtemps, et que la pauvre devait se demander à quoi rimait cet échange de regards avec Kyoui qui n'avait abouti à absolument rien, Tamao prit une assez longue inspiration, puis, se retournant vers Ian en tentant de garder l'air le plus placide possible, lâcha l'énumération suivante :


Je suis un être humain, un adolescent trop petit pour son âge et trop minable pour la moyenne, un collégien à l'école Mahora, un passionné de robotique pas assez doué pour pouvoir me qualifier d'autre chose que novice dans certains domaines précis, et un vampire aussi.

Difficile de garder l'air placide lorsqu'on vient de lâcher une énormité pareille. Déjà, la bouche de la tête-de-taupe commençait à se tordre en un sourire qui relevait probablement de la honte, ou de l'auto-pitié.

Pour beaucoup de gens, ça aurait sûrement l'air d'être une blague. Mais ce n'en est pas une. Et si je ne suis pas encore à l'asile en ce moment c'est que personne n'a encore vraiment eu l'idée de me qualifier de fou non plus. Hehewh. Hewh.

Fichu rire nerveux qui accentuait encore plus son air crétin. Il n'avait pas été capable de le retenir, et avait du même coup trahi sa nervosité dans la situation présente. Les yeux à présent rivés sur la table, incapable d'assumer le regarde de la lycéenne en face de lui, il préféra se taire pour attendre de voir ce que Road Runner aurait à répondre à tout ça. Le reste de cette interaction en dépendait complètement, pour l'instant...

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Mar 17 Déc - 19:50

Combien de temps s'était écoulé déjà depuis le début de cette conversation ? Ian ne saurait dire. Un mois peut-être ? Plusieurs même ? Non, n'exagérons pas. Cette fille a beau être impatiente au possible, ce n'est pas parce que ce dialogue lui semble traîner en longueur que c'est effectivement le cas. Ils devaient discuter depuis tout juste quelques minutes mais cela lui semblait tellement plus... Peut-être avait-elle erré entre temps, quelque part loin de Mahora.

Le narrateur a fini sa petite séance d'auto-dérision. Nous pouvons reprendre là où  nous nous étions arrêté, à savoir la réponse tant attendue de Tamao, après un échange de regard quelque peu suspect avec Kyoui. Road Runner n'avait pu s'empêcher de pencher légèrement la tête de côté dans un acte d'incompréhension en observant la scène. Si elle devait se fier à son instinct, elle dirait que ces deux là ont eu une sorte de brève conversation silencieuse, histoire de décider comment répondre afin d'éviter de sortir des mots de travers.
Cela dit, c'est ce même instinct déplorable qui l'a conduit à devoir poser une question aussi directe, alors elle s'abstiendra de s'y fier pour cette fois.

« Je suis un être humain, un adolescent trop petit pour son âge et trop minable pour la moyenne... »
La rouquine réprima un soupir, mais ne pût s'empêcher de tapoter des doigts le bord de la table . Elle ne s'était pas vraiment attendue à ce que sa question déclenche une averse d'état-d'âmes et de complexes. En d'autres circonstances, elle aurait probablement tendu la paume de sa main en guise d'interruption avant d'intervenir, coupant ainsi dans toute son impolitesse la parole au binoclard afin de lui signifier qu'elle n'était pas son psy. Cependant, l'échange de regards avec Kyoui qui avait précédé suggérait que Tamao avait des chances d'en venir au fait. Ian s'arma donc du peu de patience qu'elle possédait et écouta avec sérieux et attention.

« ... et un vampire aussi. »

Les jambes de l'athlète cessèrent leur mouvement de balancier.
… Minute. Elle avait bien entendu là ? Un vampire ? Mais c'est pas supposé être dangereux ces choses là ? Les connaissances du monde magique de Ian avaient beau être limitées, même le dernier des ignares sait qu'ils sont supposés être des bêtes sanguinaires. La jeune fille se raidit de façon suffisamment légère pour qu'elle-même ne se rende pas compte de sa crispation. Mince alors ! Un vampire ! C'est la première fois qu'elle en voit un.

Et naturellement, il fallait que ce soit le jour où elle n'a plus ses chaussures, histoire que toute tentative de fuite se solde par un long dérapage sur le parquet.

Ceci étant, Tamao ne semblait pas particulièrement dangereux dans son genre, bien au contraire. C'est idiot à dire, et particulièrement discriminatoire, mais le physique du nabot à lunette ne peut que suggérer un certain côté inoffensif. Au fond, Ian s'en voulu de baser son jugement là-dessus. Jauger les gens sur leur physique, même si c'est pour en arriver à une conclusion positive, c'est vache, point. D'un autre côté, avec l'air misérable que le petit vampire prend en révélant sa nature, c'est difficile de s'en défaire.
Quoi qu'il en soit, au vu de la façon dont Tamao prend la chose, sa situation n'a vraiment pas l'air de l'enchanter. Encore un qui a découvert la magie « à la dure » il semblerait. Faut croire que c'est plus courant que ce qu'elle pensait...

L'athlète prit un air concerné, une profonde inspiration et la parole, dans cet ordre. Enfin, c'est ce qu'elle avait eu l'intention de faire. Cependant, au moment de faire entendre la suavité de sa voix, une image lui traversa l'esprit, une pensée bien trop cocasse pour ne pas faire son petit effet. L'espace d'un instant, elle avait imaginé Tamao, enveloppé dans une cape sombre, perché dans un arbre, tête en bas, un sourire qui se voulait démoniaque aux lèvres desquelles dépassaient deux petites canines.

Ne pas rire.

«  Pffff ! »
Non, non, non et non ! Tu peux pas pouffer comme ça après ce genre de révélation ! Ce pauvre Tamao va s'imaginer que tu ne le crois pas maintenant, ou pire, que tu te fiches de sa pomme. Le plus tragique dans cette histoire, c'est qu'elle compatissait vraiment à sa situation, mais il avait fallu que cette image lui passe par la tête et la fasse partir en fou rire.
Bon, allez Ian, c'est encore rattrapable ! Tu finis ton petit ricanement, tu t'excuses, tu lui expliques que t'as juste tes nerfs qui lâchent un peu parce que t'as passé une sale fin de journée, que tu le crois, et tu reprends ton sérieux.

… Mais comment ses lunettes tiendraient la tête en bas ?

La voilà repartie de plus belle ! Les gloussements devinrent des francs éclats de rire, les mains cessèrent de cacher le sourire amusé pour venir agripper les côtes bientôt endolories et les jambes se remirent à s'agiter dans le vide.

« Dé-dé-désolée, haleta-t-elle, c'est nerveeeeeuux-haha ! Ha ha ! »
Elle perd l'équilibre et tombe de la table, mais se rattrape in-extremis afin de rester debout. Elle s'en veut déjà assez comme ça, inutile de rajouter au malaise de Tamao en se roulant par-terre. Déjà que ce serait assez embarrassant de sécher les larmes... Pourquoi fallait-il que cette envie de rire soit plus forte qu'elle ? Heureusement qu'elle n'avait pas réagit comme ça avec Mei, sinon elle aurait fini à l’hôpital sans trop tarder.
La jeune fille finit par progressivement se calmer. Au fur et à mesure, la culpabilité remplaça l'euphorie. Elle se sentait franchement horrible d'avoir réagit ainsi. D'autant plus que le petit mécano n'avait pas dû comprendre ce qu'elle avait trouvé de si drôle...

Non, ne pas y repenser, surtout pas !

Un léger tressaut, elle parvient cependant à réprimer le rire qui menaçait de son retour. Elle saute alors sur la première occasion pour essayer de se faire pardonner auprès du binoclard de cet odieux spectacle qu'elle vient d'offrir. Toujours penchée en avant à cause des crampes aux côtes, elle lui attrape les épaules, relève la tête afin de lui faire face, le visage à nouveau sérieux, avec peut-être une pointe d'inquiétude dans le regard.

« Je, j'te crois, articula-t-elle en reprenant son souffle, je, j'suis juste... une idiote ! »
Road Runner lâche ensuite son interlocuteur, recule d'un pas, puis pose son fessier sur le rebord de la table qu'elle venait de quitter en guise d’appuis. Elle resta quelques instants dans cette position, mains sur les genoux, prenant de profondes inspirations comme si elle venait de finir un sprint. Maintenant qu'elle y pense, elle n'avait pas rit comme ça depuis... Depuis l'accident en fait.
Pas le moment pour l'athlète de s'en réjouir cependant, étant bien trop occupée à jeter des regards un peu honteux vers Tamao. En espérant qu'il ne l'ait pas trop mal prit...
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Satsuki Yotsuba

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Sam 4 Jan - 11:27

Tiens. Ian se taisait. Ian prenait même un air grave. Est-ce que ça voulait dire qu'elle le prenait au sérieux, malgré l'invraisemblance de son histoire?
«  Pffff ! »
...Ah non. Elle pouffe.

Ne te marre pas. Pitié. Ne te marre pas. Enfin, rien qu'en pouffant c'était déjà foutu, Tamao savait que sa dignité inexistante était déjà enterrée six pieds encore plus bas sous terre. Mais restes-en là, par pitié. Ne pousse pas la chose encore plus loin. Tamao avait fait un effort pour ne pas changer d'expression et garder l'air le plus calme possible, mais il n'avait quand même pas pu s'empêcher de cacher une de ses mains dans son dos et de croiser les doigts, comme pour signifier à l'univers derrière lui à quel point ce souhait-là importait pour lui. Geste que Kyoui ne put s'empêcher, elle-même, d'observer du coin de l'oeil, avec curiosité.

Mais bon, comme croiser les doigts ça sert rarement à quoi que ce soit, très vite, les espoirs de Tamao furent déçus par un rire beaucoup plus franc.

...Et ça dura longtemps en plus.

Tamao se contentait de la regarder, tentant de garder l'air aussi inexpressif que possible. Sans rien dire. Attendre que ça se passe. Ses joues, par contre, ne racontaient pas la même chose. Saloperies de joues. Plus ça allait plus elles viraient au rouge. Et Tamao avait beau faire tous les efforts possibles pour paraître impassible... Ça, ça suffisait à ruiner les efforts en question. Génial. Tu parles d'une humiliation... Elle ne le croyait pas, sûrement pas. Ça ne pouvait pas être possible. En même temps... Pour une fois que quelqu'un avait une réaction sensée dans cette fichue école. Dommage que pour le coup, ça soit une réaction qui le fasse rougir. Hey, idiot, pour une fois que tu as droit à une réaction logique, pourquoi tu rougis comme ça?

Ah. Elle manque de tomber de sa table. Ben oui après tout, pourquoi pas. Devant une senpai en plus, oser sortir une chose pareille. Quelle humiliation, mes enfants.

À ce stade, les joues de Tamao étaient absolument rouges, plus rouges que sa casquette —et il faut le faire—, et Kyoui, de son côté, observait la situation sans rien vraiment comprendre. Bon, d'accord, elle savait que la plupart des êtres humains non-magiciens avaient en eux un sens du réalisme qui leur faisait généralement réagir par le rire ou le dédain à des histoires scientifiquement peu probables... Mais d'abord, il n'était même pas sûr qu'Ian n'avait aucune connaissance de la magie, et ensuite... Sérieusement, est-ce qu'on riait à ce point-là? Dans sa courte existence, Kyoui avait rarement vu quelqu'un rire autant. Elle avait dû penser à quelque chose de drôle. Sûrement. C'était sûrement ça.

Et puis, un peu sans crier gare, Road Runner avait attrapé Tamao par les épaules. Ce qui n'avait pas arrangé l'appréhension du petit binoclard. Merde. Non. Ne t'approche pas comme ça. NON! Ne relève pas la tête en plus! Trop tard. Plein zoom sur la tête de Tamao dont la rougeur a déjà atteint depuis longtemps des niveaux critiques.


Huw...!

Et un cri nerveux en plus. Formidable. Bon, mais ce n'était pas si grave après tout, puisqu'Ian parlait en même temps. ...Et disait qu'elle le croyait apparemment. Tête de Tamao. Mais bien sûr. Tu me crois. C'est bien pour ça que tu viens de te taper le fou rire du siècle. Le petit binoclard, après avoir tiqué un court instant lorsque son aînée l'avait pris par les épaules, avait tâché comme il pouvait de reprendre son expression impassible de tout à l'heure, et l'avait conservée pendant quelques secondes de flottement, au cours desquelles il réfléchissait activement à la façon de répondre à une réaction pareille. Franchement, que dire...

...Et puis, au bout d'un moment, soupir.


Waouh.

Rien d'autre n'avait pu sortir, dans un premier temps. Mais assez vite, réalisant qu'il ne devrait pas rester là-dessus, il se leva, et fit quelques pas pour faire le tour de Kyoui et refixer l'antenne qu'il avait enlevée un peu plus tôt. Allez savoir s'il avait vraiment fini son travail et qu'il avait un très bon timing, ou s'il faisait ça simplement pour se donner une contenance. En tout cas c'était une bonne occasion de ne plus avoir à regarder Ian en face.

Non mais, je comprends en même temps, hein. C'est une histoire complètement stupide. Incroyable, même. J'aurais réagi pareil si j'étais à ta place. Limite, c'est plutôt rassurant de trouver une personne sensée ici, ça change un peu...

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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Dim 16 Mar - 13:35

Faites qu'il ne l'ait pas mal prit, faites qu'il ne l'ait pas mal prit, faites qu'il...

« Waouh. »
Il l'a mal prit. C'est définitif, c'est écrit sur son front, c'est tagué sur ses joues, c'est inscrit jusque dans le ton qu'il emploi. Tu chies Ian. Comment quelqu'un qui a été capable de rassembler autant de monde les années d'avant peut foirer autant côté relationnel aujourd'hui ? Entre Mei, qui manque de l'agresser sur un manque de subtilité, et maintenant Tamao, qui doit très certainement la prendre pour une de ces petites pimbêches populaires qui ne s'intéresse aux autres que pour se moquer d'eux plus tard, la rouquine est bien partie pour démarrer la plus longue série d'incidents diplomatiques jamais vue sur ce campus.

« Non mais, je comprends en même temps, hein. C'est une histoire complètement stupide. Incroyable, même. J'aurais réagi pareil si j'étais à ta place. Limite, c'est plutôt rassurant de trouver une personne sensée ici, ça change un peu... »
Road Runner, qui se mordillait inconsciemment la lèvre jusqu'alors, resta bouche bée. Une minute. IL ne la croyait pas ? Il lui balance qu'il est un vampire et c'est lui qui joue le sceptique ? Mais qu'est-ce que c'est que cette situation surréaliste ? Il se fou de sa gueule, c'est ça ? C'est pour se venger de son fou rire, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?!
Honnêtement, Ian ne savait pas comment réagir. Bien sûr, il lui était déjà arrivé qu'une personne ne la croit pas, pense qu'elle ment sur tel ou tel sujet. Mais jamais elle ne s'était retrouvé dans le cas où on ne croyait pas qu'elle croyait. C'est qu'elle n'a jamais été de ces personnes qui disent [i]"oui, oui, je te crois" sans conviction dans le seul but d'avoir la paix. Eh puis, c'est que ça pose un problème cette histoire : comment prouver qu'on croit ? Peut-être que la rouquine aurait pas dû sécher la philo finalement...

Ian se retrouva donc dan une impasse, ce qu'elle déteste profondément. Parce qu'une impasse, ça vous empêche d'avancer, voyez-vous. Elle qui se trouvait rapide à la détente quand il s’agissait de résoudre des petits problèmes du genre, voilà que rien ne lui venait à l'esprit. Elle en vint même à jeter un regard de détresse à Kyoui, avant de se rendre compte qu'il y avait peu de chances que ce soit l'androïde en pleine maintenance débloque quoi que ce soit à la situation.
Que faire alors ? Lui dire qu'elle est magicienne ? Il penserait qu'elle dit ça pour se continuer à se foutre de lui... Bon, merde, ça l'énerve de penser à une solution sans rien dire !

« Dis donc, tu trouves pas que t'es culotté de pas me croire après ce que tu viens de me balancer ? »
Oui, Ian commençait à se foutre en rogne. Elle a bien conscience qu'elle est pas vraiment en droit de se mettre en colère contre Tamao, pas après la honte qu'elle vient de lui coller malgré elle. Mais ça lui reste tout de même difficile de se contenir. Elle a passé une sale journée, elle a pas envie de rester coincée à l'intérieur à se justifier d'une réaction sur laquelle elle n'a aucun contrôle. Non, tout ce qu'elle veut, là, maintenant, c'est de finir la maintenance de ses bébés et de se vider la tête à l'air libre.

Elle reprit donc la clé à molette, puis reprit ses réparations en ruminant sa frustration à haute voix.

« D'abord mes chaussures, puis j'me fais mal au pied, et maintenant j'ai droit au numéro du vampire sceptique... C'est quoi la suite ? »
La suite, c'est la clé qui t'échappe à nouveau des doigts et te tombe sur l'autre pied.

Gros silence de la rouquine alors qu'elle fixe ses orteils endoloris. Puis elle repart de plus belle.

« Et ce foutu pays et sa gravité de merde ! »
Ah, parce que ça va être de la faute du Japon si t'es maladroite en plus.
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MessageSujet: Re: Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)   Lun 14 Avr - 6:44

Ah, les filles.

Aussi différentes puisse-t-elles être les unes des autres, elles avaient toutes ce fichu point commun : leur capacité à repasser en mode "sérieux" —on dirait même plus, "sérieux menaçant"— après avoir passé au moins une minute chrono à être morte de rire. What's up with that?

Bon, effectivement, si Tamao avait été capable de voir ce qui se passait dans la tête d'Ian, il aurait probablement mieux compris sa réaction. C'est vrai que peu de choses sont plus insupportables que ce genre de malentendu : prouver son innocence, ou prouver qu'on n'a pas de mauvaises intentions, ou, en l'occurrence, prouver qu'on croit bien une personne, même si sa situation est parfaitement incroyable… Sans avoir de preuves de ce qu'on avance. Et comment en aurait-on? Ce genre de faits est purement moral et verbal. Impossible à vérifier. …Enfin, presque impossible. Si Tamao avait été capable de mieux maîtriser ses pouvoirs, peut-être aurait-il réussi à lire dans les pensées de la lycéenne et peut-être que ce genre de souci aurait été évité. Mais l'idée de lire dans les pensées des gens était déjà assez bizarre dans la tête du petit binoclard… Non pas qu'il eût été le dernier à le faire si l'occasion s'était présentée, mais… Passons.

Ian avait donc commencé à s'énerver, or une jeune fille en colère, et plus âgée que lui de surcroît, faisait partie des choses de la vie quotidienne que notre lâche de service redoutait le plus. D'ailleurs, il n'eut aucun scrupule à esquisser un mouvement de recul assez évident lorsque Road Runner éleva la voix. Mouvement de recul qu'il compléta en levant un bras devant son visage, réflexe de survie dont l'objet principal, semblait-il, était les lunettes. Habitude, tout ça. Habitude.


Bon, bon, ça va…!

"Ça va" pas, non. Ce genre de situation ne serait pas si facile à régler. À ce stade, c'était un véritable cercle vicieux. Tout ce que Ian aurait pu dire pour assurer Tamao de sa bonne fois ne pourrait plus passer que pour un foutage de gueule, et, d'une manière similaire, si Tamao se décidait à dire "je te crois quand tu dis que tu me crois", il aurait probablement juste l'air de se moquer d'elle.

Heureusement, ou malheureusement en fait, un évènement inattendu vint interrompre cette chaîne de réaction embarrassées et embarrassantes, lorsque Road Runner se défonça malencontreusement l'autre pied à coup de clé à molette. Cette clé avait des envies de meurtre aujourd'hui, décidément.

Tamao ponctua l'évènement en question avec exactement la même réaction qu'il avait eu la première fois, puis, redressant la tête vers Ian, la compassion ayant repris le dessus sur le reste, parce que les outils qui se décident soudain à être contre nous, on connaît :


Je peux faire quelque chose pour aider?

…Question qui se solda d'un sursaut mutuel, lorsque Tamao réalisa que Kyoui venait de dire exactement la même chose, et réciproquement.

Ah!

Plus un autre sursaut plus silencieux du côté de Tamao, surpris que Kyoui soit aussi surprise. Ce genre de situation n'arrivait pas souvent entre deux êtres humains, alors entre un être humain et une machine, pensez-vous… Kyoui, qui n'était pas habituée à ce genre de concordance, observa une pause de quelques secondes pendant laquelle elle cligna des yeux deux fois, comme si elle devait se remettre d'un bug. Un peu comme quand on interrompt une tâche en cours de chargement sur un ordinateur, s'il fallait trouver une métaphore. Et puis, une fois ce drôle de moment passé, l'androïde revint à sa priorité principale du moment, et se tourna à nouveau vers Road Runner, pour poser à nouveau sa question exactement de la même manière :

Je peux faire quelque chose pour aider?

Tamao préféra ne pas se risquer à répéter la meme chose, et se contenta d'un geste vague qui voulait en gros dire "ouaip, la même chose de mon côté". L'air franchement désolé qu'il arborait restait à peu près vague lui aussi, et il était difficile de savoir s'il s'appliquait simplement à cette pause bizarre qui venait de se produire, à l'accident d'Ian, ou à l'ensemble de la conversation qui l'avait précédée.

さ迷い続けた暗闇の中 、手を伸ばしても指の隙間からすり抜けて

Grenouilles.
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Heure d'étude facultative - 2-C (Libre, bien sûr)

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